Rapport de Défense, Russie: Le système de combat Ratnik

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Texte de J.Hawk en éxclusivité pour SouthFront (French text by Oliver)

Un des succès militaire majeur russe pour l’année 2015 a été la livraison de 80 000 unités d’équipement Ratnik à son personnel militaire. Le ministère de la défense russe continuera d’acheter pour cinquante mille unités Ratnik et ce pour encore plusieurs années, jusqu’à ce que toutes les troupes russes au sol en soient équipées.

Le Ratnik, qui est entré dans sa phase de tests en 2012, n’est pas simplement un ensemble constitué d’un habit tactique, d’un casque et d’un gilet par balle avancé, d’un équipement ergonomique avec capacité de portage comparable ou supérieure aux meilleurs équivalents étrangers. Il inclut également une veste électronique comportant un appareil de communication individuel avec vision nocturne, imagerie thermique, tablette tactique permettant aux officiers de surveiller la situation tactique en temps réel, viseurs holographiques, GPS et système de navigation compatible avec le GLONASS (Système de positionnement par satellites), caméras vidéos pour un tir précis à couvert, ainsi que des pointeurs lasers pour l’acquisition de cibles pour l’artillerie ou l’aviation. Toutes ces pièces sont d’origine et de fabrication russe, les mettant à l’abri des sanctions internationales.

La seule arme nouvelle développée spécifiquement pour le Ratnik est le fusil d’assaut AK-12 (munitions 5.45mm), choisis après réévaluation de L’AK-545. Le AK-12 conserve toutes les fonctionnalités qui ont fait la réputation des précédant fusils d’assaut AK tout en améliorant sa précision et son ergonomie. D’autres armes utilisées par l’infanterie, tel que le sniper SVD et la mitraillette Pecheneg ont été modifiées pour permettre le montage de viseurs et d’indicateurs Ratnik. Une escouade d’infanterie équipée du système de combat Ratnik est estimée être deux fois plus efficace en combat qu’une escouade régulière grâce à une meilleure transmission des ordres, à une localisation spatiale accrue, sans compter lespossibilités d’engagements supérieure qui permettent à un soldat équipé d’un Ratnik d’opérer de jour comme de nuit, quel que soit le terrain ou le climat. Le Ratnik est encore en développement. Le système sera doté d’une famille de robots ainsi que d’exosquelettes individuels à capacité de portage élevée et sur de longues périodes, utile notamment pour les équipes dotées d’armes lourdes.

Même si les systèmes de combat individuels ne sont pas aussi glamours que les chars de combat principaux ou les avions de combats de cinquième génération, ils sont tous aussi important pour la guerre moderne. Les conflits récents, notamment dans le Dombass, au Liban, au Yemen, en Afghanistan, en Iraq et en Syrie ont montrés que le fantassin est une fois de plus l’aune à laquelle l’efficacité militaire est mesurée. La force puissance aérienne, même avec des munitions de précision, ne peut vaincre un adversaire déterminé. Les chars de combat principaux sont devenus si chers et si rares qu’ils ne peuvent être utilisés comme leur prédécesseurs de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide. Le temps ou les chars pouvaient se déplacer librement sur le champ de bataille est révolu, en grande partie à cause de la prolifération des armes antichars modernes.
Les images de chars Israéliens, Saoudiens ou Ukrainiens, détruits au cours de conflit récent face à des unités d’infanterie déterminées en témoignent. L’urbanisation progressive du monde signifie également que de plus en plus de conflits seront menés dans des milieux fortifiés, reléguant les véhicules blindés à un rôle d’appui direct de feu.

Le programme Ratnik va permettre aux militaires russes de combattre équipés aussi bien si ce n’est mieux que leurs adversaires les plus probables. L’arrivée d’un tel système, aujourd’hui opérationnel, indique bien que les leçons d’Afghanistan et de Tchétchénie ont bien été apprises.

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